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  • Les sceptiques

          LES SCEPTIQUES

    Le scepticisme est une lutte contre les apparences des savoirs et Claude L nous en a fort bien parlé. Elle a marqué qu'il y avait une frontière entre les sceptiques de l'antiquité et les sceptiques qui sont arrivés après le cogito de Descartes.

    Le sceptique ne supportait guère les croyances et armait sa faconde pour rendre son adversaire peu crédible.

    Le sceptique vise tous les imposteurs potentiels, qui font leurs discours pour paraître supérieurs avec le savoir, en face d'un public moins informé, qu'il peut toujours soumettre à des illusions.

    Les spécialistes redoutent les sceptiques, qui les attendent au tournant pour démonter et mettre en pièces leur savoir. Mais de nos jours, cet usage de la parole juste des sceptiques, se fait plus rare.

    Nos savants ont des supports scientifiques derrière lesquels ils se rangent et qui neutralisent la réfutation. Aussi la valeur même du savoir est de moins en moins noble.

    L'ego sans la cogitation, est plus performant à l'image que le savoir qui rentre en scène pour apporter des solutions aux problèmes techniques, de la santé, de l'éducation, de la communication, des transports, des conflits des personnes, des conflits sociaux et internationaux...

    Il semble que les sceptiques aient pris leurs distances et sont de moins en moins influents. Ils sont tout de même localisables dans certains groupes, où ils apportent des critiques qui font barrage à la naïveté des uns et objection aux illusions des autres.

    Pour le sceptique, c'est la suspension du jugement qui est importante et la maîtrise des émotions qui est nécessaire. Le "je pense" et "la certitude" sont une question de point de vue et sont voués à la disparition.

    Le sceptique n'admet pas non plus la nostalgie et il assume sa durée de vie limitée. Il sait qu'il est mortel et il sait aussi que  trop souvent, nous voulons oublier cette douleur d'y penser.

    En conclusion, le scepticisme est assez salutaire pour nous aider à sortir du fleuve de la subjectivité et pour cela, il exige un long apprentissage. Nous ne rencontrons plus de sceptiques aujourd'hui, comme  ceux qui aimaient tant la vie pour la célébrer au fil du temps, comme leur unique règle à suivre.

    Georges Dru.

    Résumé du café-philo du 07 mai.